Novembre commence, et avec lui la saison des chaussettes orphelines : celle qui a perdu sa jumelle au fond du panier à linge et qu’on ne jettera jamais. Voilà une fin plus belle pour elle : la transformer en bonhomme de neige, assis sur l’étagère, à voir décembre s’installer. Un projet d’après-midi, à moins de cinq euros, avec les enfants, sans une couture. Voici le pas-à-pas.
Pourquoi ce projet est-il idéal dès novembre ?
Il ne se fabrique pas en décembre : il se fabrique maintenant, pour être prêt. Il sert aussi bien la déco du sapin que le calendrier de l’avent ou le petit cadeau de fin d’année. Et c’est un projet à deux niveaux : les enfants remplissent et décorent, l’adulte finalise.
Le matériel, une liste de recyclage
Une chaussette orpheline, blanche de préférence, propre et sans trou au talon. Du riz, tout simplement, une tasse à café bien pleine. Un élastique de cuisine, ou un bout de ficelle. De la feutrine noire et orange pour les yeux, les boutons et le nez, ou des yeux fixes. Une paire de ciseaux, et de la colle forte. Le total en magasin, si vous n’avez rien du tout, reste sous les cinq euros. Et si vous avez plusieurs chaussettes orphelines à sauver cette saison, notre sélection de façons créatives de recycler les vieilles chaussettes vous donnera dix autres idées pour les jumelles restantes.
Étape 1 : remplir le bas

Retournez la chaussette, glissez-la dans un verre ou un bocal pour la maintenir ouverte, et versez le riz au fond. C’est l’étape que les enfants adorent : verser, tasser du doigt, vérifier le niveau. Remplissez environ un tiers de la chaussette, en tassant légèrement, puis serrez le riz en tordant la chaussette au-dessus et en la fermant d’un élastique ou d’un noeud de ficelle. Vous obtenez le corps : un bas dodu, bien lesté, qui tient assis tout seul.
Étape 2 : faire la tête

Torsadez la chaussette juste au-dessus du corps, au niveau de la future naissance de la tête, et fermez d’un second élastique. La partie supérieure se dresse alors en boule : c’est la tête. Ajustez en répartissant le riz à la main, une tête ronde et un corps plus large, la silhouette classique du bonhomme de neige. Les proportions se corrigent à la demande : desserrez l’élastique, ajoutez ou retirez du riz, refermez. Rien n’est définitif tant que la colle n’est pas posée.
Étape 3 : le bonnet et les manches

La partie haute de la chaussette, au-dessus de l’élastique de la tête, se replie vers le bas : c’est le bonnet, à bord roulotté, avec un revers bien net. Coupez les orteils du bonnet en franges aux ciseaux pour un pompon de laine, ou rabattez et collez pour un bonnet lisse. Aux emplacements des bras, pincez la maille, coupez un petit trou aux ciseaux, retournez l’ourlet : les manches tombent naturellement le long du corps. C’est toute l’astuce du projet : la chaussette contient déjà le bonnet, il ne reste qu’à la plier.
Étape 4 : le visage et les boutons
Collez les yeux, le nez en feutrine orange découpé en petit triangle, et trois boutons noirs en feutrine sur le ventre. Pour un travail d’enfant, laissez-le placer les éléments à main levée avant tout collage : un visage placé par un enfant a un charme qu’aucun adulte ne retrouvera. Laissez sécher la colle une demi-heure, le temps de ranger le riz et de préparer le décembre suivant.
Trois façons de le faire évoluer
Le bonhomme devient aussi une décoration de sapin en glissant un ruban sous le bonnet, un marque-place de fête posé sur une assiette, ou une petite pomme de Noël à suspendre. Pour aller plus loin, notre article sur la fausse neige à faire facilement donne l’effet neige autour du personnage, et nos bricolages à préparer pour Noël prolongent l’après-midi. En fin d’année, il rejoindra aussi la liste des cadeaux de Noël à faire soi-même, les petits objets faits main ayant toujours la part belle des bocaliers à cadeaux.
Les erreurs qui gâchent le résultat
Le riz trop peu tassé d’abord : le bonhomme s’affale et perd sa silhouette. La chaussette trouée ensuite : vérifiez le talon avant de remplir, un trou au talon vide le bonhomme en une nuit. La colle sur le riz enfin : gardez-la pour la feutrine, jamais près de l’ouverture, on ne mange pas un bonhomme de neige au riz. Et pour les tout-petits, rappel du terrain : les yeux fixes et les petits éléments de feutrine restent des petites pièces, à fabriquer avec les grands et à observer à distance des moins de trois ans.
En résumé
Une chaussette, une tasse de riz, deux élastiques, de la feutrine, trente minutes et une demi-heure de séchage. Fabriqué début novembre, installé sur l’étagère, il neige déjà un peu dans la maison. Et la chaussette orpheline, elle, a trouvé la plus belle des retraites.





